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4ième Congrès des Verts Mondiaux

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Le quatrième Congrès des Verts mondiaux aura lieu à Liverpool du 30 mars au 2 avril 2017

 

Les Verts mondiaux ont été créés en avril 2001 à Canberra (Australie), en tant que réseau de partenariat des partis politiques et mouvements politiques Verts du monde entier, sur la base d’un texte de principes politiques et de propositions d’action, la Charte des Verts mondiaux, dont la rédaction commune avait commencé dès 1996 à l’initiative des Verts australiens. Ils rassemblent aujourd’hui quelque 90 partis Verts répartis dans quatre Fédérations continentales des Verts : Afrique, Amériques, Europe et Asie-Océanie.

Ils constituent une nouvelle internationale politique qui entend changer le monde dans le sens du développement soutenable, de la justice sociale, de la protection de l’environnement, de la démocratie, en rupture avec les deux grandes familles qui occupent l’essentiel des postes de pouvoir dans le monde aujourd’hui, les conservateurs et les sociaux-démocrates. Avec une difficulté majeure : la disproportion entre leur ambition politique titanesque et des moyens d’organisation et de fonctionnement presque nuls, compensés par la volonté, l’enthousiasme et le bénévolat.  Les Verts mondiaux n’ont longtemps eu qu’un salarié à mi-temps, ils n’en ont actuellement qu’une à plein temps !

Sont membres des Verts mondiaux les partis reconnus par les quatre Fédérations continentales, le plus souvent membres à part entière, d’autres pouvant être observateurs ou associés. Les Verts mondiaux travaillent aussi avec des organisations écologistes de la société civile qui participent sans droit de vote à leurs travaux.

L’instance décisionnelle des Verts mondiaux est leur Congrès, qui a lieu environ tous les cinq ans, à chaque fois sur un continent différent. Chaque parti membre y a trois droits de vote. Le premier Congrès a eu lieu à Canberra en 2001, le second à Sao Paulo en 2008, le troisième à Dakar en 2012, le quatrième aura lieu à Liverpool du 30 mars au 2 avril 2017. Chacun a rassemblé environ 500 délégués venant de 70 pays. Entre chaque Congrès, le travail politique, par exemple la rédaction de communiqués et déclarations sur les enjeux majeurs du moment, mais aussi le suivi et l’animation des Fédérations est assuré par la Coordination des Verts mondiaux, composée de 12 membres, chaque fédération continentale élisant trois membres (et trois suppléant-e-s.). Ils sont aidés par une organisatrice ou coordinatrice (« convenor »), l’Australienne Margaret Blakers, cheville ouvrière des Verts mondiaux depuis vingt ans, et d’une salariée (actuellement la Taïwanaise Keli Yen), ainsi que par 3 conseillers (l’Argentin Juan Behrend, la Suédoise Eva Goes et le Hollandais Bert Boer).

Les Verts mondiaux ont depuis 2013, date de l’adoption de leurs Statuts et de leur Règlement intérieur à La Paz, un statut juridique, avec un siège fixé à Bruxelles.

Actuellement les membres de la Coordination des Verts mondiaux sont :

Fédération des Verts d’Afrique :

Frank Habineza (Rwanda) et Adamou Garba (Niger)

Suppléants : Badono BDaigou (Tchad) et Robinah K. Nanyunga (Ouganda)

Fédération des Verts d’Asie-Pacifique :

Suresh Nautiyal (Inde), Yujin Lee (Corée du Sud) et Bob Hale (Australie).

Suppléants : Liaqat Ali Shaikh (Pakistan), Baliav Timalsina (Népal) et GuiaLimpin (Philippines)

Parti Vert Européen :

Evelyne Huytebroeck (Ecolon Belique), Merja Känkönen (Finlande) et Eva Goes (Suède)

Suppléants : Peter Ungar (Hongrie), Josef Smida (République Tchèque) et Sergey Kurikin (Ukraine)

Fédération des Partis Verts des Amériques :

Fabiano Carnavale (Brésil), Carlos Ramon Gonzalez Merchan (Colombie) et Patricia Maldonado (Mexique)

Suppléants : Matilde Bajan (Guatemala), Leonardo Alvarez Romo (Mexique) et Manuel Manotas (Colombie)

Pour plus d’informations voir le site des Verts mondiaux : https://www.globalgreens.org/

Le 15ème anniversaire des Verts mondiaux

Par Juan Behrend, conseiller de la Coordination des Verts mondiaux

Il y a quinze ans, en avril 2001, un événement inattendu a eu lieu à Canberra, en Australie, qui allait changer la scène des organisations politiques internationales. Sans beaucoup de bruit ni de prise en compte par les grands médias, un nombre significatif de défenseurs de l’environnement ont voyagé jusqu’à la capitale australienne de toutes les régions d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Asie. Ils venaient avec un seul objectif : fonder un mouvement Vert mondial qui réunisse tous les partis Verts et les mouvements politiques du monde écologiste.

Ils représentaient des partis et mouvements Verts de plus de 70 pays : dans leur esprit et dans leur cœur, les participants amenaient les principes, les expériences et la conviction du combat collectif pour la protection de l’environnement, la prise en compte du changement climatique et l’opposition à l’énergie nucléaire. Ils venaient aussi animés par le désir de partager meurs expériences et de renforcer leur mouvement en faveur de la démocratie participative, de la justice sociale, du respect de la diversité, e la non-violence, du développement durable et de la sagesse vis-à-vis de l’environnement. Ces héritiers des luttes de divers mouvements émancipateurs arrivaient convaincus qu’un autre monde est possible, et nécessaire. Ils étaient conscients que la planète ne leur est que prêtée pour en jouir et qu’ils ont la responsabilité de la transmettre aux générations futures dans le même, ou dans un meilleur état.

Dans leurs sacs à dos de pionniers, ils apportaient aussi leur conviction dans l’écologie politique et le mouvement Vert, de même qu’un clair sens de responsabilité et de solidarité avec les peuples indigènes, les organisations de la société civile, les académies et beaucoup d’autres mouvements sociaux qui ont également reconnu la nécessité de plus en plus urgente pour une défense radicale de l’environnement.

L’instrument qui a émergé de cette initiative bourgeonnante a été la Charte des Verts mondiaux, qui a adoptée lors de ce premier Congrès des Verts mondiaux, à Canberra, en 2001, et qui demeure à ce jour le fondement et la source d’inspiration pour les Verts du monde entier.

Se souvenir de cet événement mythique éveille beaucoup de nostalgie : les interminables sessions de négociations, le grand nombre d’ateliers et de groupes de travail, et l’accueil magnifique fait par les Verts australiens aux pionniers et fondateurs de cette grande aventure commune.

Nous étions bien conscients que nous nous lancions dans une tentative qui n’avait rien de simple. Certains entrevoyaient que le train que nous prenions pourrait nous amener sur des montagnes russes, mais il était en fait bien plus dangereux pour la simple raison que les difficultés auxquelles nous faisons face que nous rencontrons ne sont pas simulées, mais bien réelles.

Aujourd’hui la construction des Verts mondiaux inclut à la fois des partis Verts et des mouvements politiques verts ainsi que des organisations du monde entier, représentant près de 60 pays, qui sont regroupés dans quatre fédérations continentales, c’est vraiment une organisation herculéenne ! Une telle organisation est seulement possible parce que derrière ces structures il y a des gens dont les cœurs sont remplis d’enthousiasme et de détermination pour surmonter l’adversité, et qui sont guidés par une grande volonté qui a permis, ces quinze dernières années la consolidation et le renforcement de cette organisation mondiale.

Son lancement et son animation n’ont pas été simples, étant donné le manque de ressources et la dépendance envers le soutien bénévole. En tous cas, on peut dire que sans le soutien continu des Verts australiens, des grandes fondations vertes européennes comme le Green Forum et Heinrich Böll Stiftung, et celui de personnes motivées — particulièrement le leadership fidèle de Margaret Blakers, la « Convenor » (organisatrice) des Verts mondiaux — et d’un nombre croissant de donateurs, nous n’en serions pas là. Cela ne signifie pas que nous ayons atteint le stade où l’existence même des Verts mondiaux ne serait plus en péril. L’absence d’une source de revenus réguliers et appropriés aux besoins d’une organisation aux ambitions mondiales est comme une épée de Damoclès permanente.

Malgré toutes ces difficultés matérielles et pratiques, les Verts mondiaux ont réussi, au long de ces quinze années, à construire un solide réseau sur des orientations politiques communes. Les trois Congrès tenus depuis leur fondation et les résolutions adoptées à chacun d’entre eux donnent vie aux principes et objectifs politiques de la Charte des Verts mondiaux dans un contexte d’homogénéité politique significative. CE résultat a pu être atteint graduellement à partir du premier Congrès en Australie et de sa Charte, qui a été suivi par le second à Sao Paulo organisé en 2008 grâce à l’aide inestimable des Verts brésiliens, au cours duquel les « 21 engagements pour le 21ème siècle » ont été adoptés. Lors du troisième Congrès qui a eu lieu à Dakar en 2012 grâce à l »aide inestimable de la Fédération des Verts d’Afrique, un certain nombre de résolutions sur la coopération Nord/Sud ont été adoptées, on a progressé dans le domaine de l’économie verte t des décisions clé ont été approuvées pour renforcer l’organisation des Verts au niveau mondial. Les congrès ont lieu dans les différents continents du globe, et le fait que le quatrième sera tenu en 2017 à Liverpool, au Royaume Uni, un endroit historiquement marqué par la traite esclavagiste puis par le cri de liberté que les Beatles ont chanté avec plusieurs générations, démontre l’ambition planétaire de notre mouvement.

Les réalisations des Verts mondiaux au cours de ces quinze années d’existence sont nombreuses quoiqu’elles ne soient pas toujours directement visibles. Leur impact prend différentes formes à travers le monde. La possibilité de montrer son appartenance aux Verts mondiaux est particulièrement importante pour les partis nouveaux, petits et encore fragiles. Cette appartenance confère une signification particulière et protège contre la discrimination, l’indifférence ou la répression, quelque chose qui n’est pas toujours facile à comprendre pour les partis Verts déjà consolidés et particulièrement pour ceux des pays les plus développés.

Dans le contexte de l’intégration progressive induite par la mondialisation et de la fluidification croissante des échanges d’information, le statut de membre des Verts mondiaux leur permet d’accéder aux politiques de développement et à l’expérience des autres partis membres, malgré la distance géographique et les différences linguistiques.

Grâce au « Bouclier Vert » (« Green Shield ») nous pouvons dénoncer et dans une certaine mesure protéger les amis Verts activistes et les organisations souffrant de persécution dans leurs pays. Par exemple, la simple évidence qu’une action contre un-e activiste Vert-e soulèvera un cri d’indignation autour du monde a découragé l’oppression politique de Verts.

Une autre réalisation des plus significatives est que les Verts mondiaux ont réussi à devenir une organisation légale reconnue internationalement, de même qu’ils ont réussi à devenir une organisation formellement reconnue par les Nations Unies.

Les Verts mondiaux ont aussi contribué aux événements majeurs en matière d’environnement en coordonnant les activités de militants Verts et de personnalités politiques de différents horizons. Nous avons facilité le développement de résolutions exprimant la voix commune et la position politique de tous les partis Verts, nous avons soutenu l’organisation d’initiatives comme des rencontres, des dialogues politiques et un travail de communication envers la presse, et nous avons construit un réseau de relations qui connecte les gens, les idées et les organisations et permet d’obtenir plus ensemble.

Les Verts mondiaux agissent de plus comme un facteur puissamment attractif pour des forces politiques et des mouvements émergents qu’ils peuvent, grâce à l’existence d’une politique Verte unifiée, approcher, mieux comprendre et avec lesquels ils peuvent coopérer, particulièrement avec le mouvement environnementaliste, parfois même lorsqu’il se trouve en concurrence avec un parti Vert local.

L’existence des Verts mondiaux a permis aux partis Verts et à des représentants élus des différents continents de collaborer sur des sujets d’intérêt commun. Quoique cette dimension doive être développée et renforcée, il y a des exemples notables comme l’initiative lancée conjointement par le parti Vert du Canada, les Verts de plusieurs pays latino-américains et d’Australie contre les opérations minières à ciel ouvert. De façon similaire n peut se référer à des initiatives politiques contre l’accaparement des terres. La liste d’initiatives similaires est longue et touche à des sujets variés comme la destruction de l’Amazonie, l’exploitation de l’uranium ou de l’or, le combat contre Monsanto etc. Dans le même sens, on doit mentionner les réseaux Verts qui ont été organisés avec le soutien des Verts mondiaux ces dernières années, comme le réseau des parlementaires Verts, celui des femmes, celui des instituts, ainsi que des réseaux autour d’innombrables initiatives relatives aux questions sociales et environnementales.

Les Verts mondiaux ont été importants pour renforcer et accroître la coopération entre les partis et les fondations Verts. UN exemple remarquable est le travail en commun accompli par la fondation suédoise Green Forum et la fédération des Verts d’Afrique et ce n’est pas l’unique exemple que l‘on peut mentionner.

Enfin, et ce n’est pas le moins important, nous ne pouvons oublier de mentionner les efforts qui ont été entrepris toutes ces années pour améliorer le flux d’information entre les partis Verts du monde, notamment avec la Global Greens Newsletter qui paraît régulièrement depuis pas mal de temps.

Évaluation :

Ces quinze années de coopération entre les Verts mondiaux n’ont pas été simples et ne se sont pas toujours déroulées avec des rouages bien huilés. Afin de mieux préparer l’avenir nous devons évaluer de façon critique la réalité actuelle, tant sur les plans externe qu’interne.

Quelques importants obstacles externes :

  • La répression, directe ou indirecte contre des militants des partis Verts. Dans beaucoup de pays les militants pour l’environnement ont été persécutés, emprisonnés et dans certains cas même tués. Un cas célèbre est celui de Chico Mendes, un écologiste brésilien qui a payé de sa vie son combat déterminé pour défendre la forêt amazonienne et ses habitants. Le vice-président du parti Vert du Rwanda est un autre militant qui a payé de sa vie son combat pour la justice sociale et environnementale. CE ne sont que deux cas d’une longue liste de victimes de l’oppression. Selon l’association Global Witness, 116 militants pour l’environnement ont été tués dans 17 pays en 2014, une augmentation de 20 % par rapport à l ‘année précédente. Et c’est sans compter de nombreux autres militants tués pour leur combat contre les violations des droits humains.
  • Les systèmes électoraux injustes qui barrent l’élection aux nouveaux partis sont un autre problème auquel nous sommes confrontés. C’est une pratique répandue pour les systèmes électoraux majoritaires se combinent avec d’autres systèmes pour empêcher les petits et nouveaux partis de participer aux élections, plus encore de les remporter, la liste des techniques utilisées est sans fin.
  • La création de faux partis politiques destinés à affaiblir les partis Verts et à semer la confusion chez les électeurs est une autre pratique répandue. Dans beaucoup de pays, les autorités ont créé et financé des pseudo partis Verts sous la supervision des organes de l’État et du pouvoir.
  • Les campagnes des dénigreurs du réchauffement climatique financées par des compagnies pétrolières, entre autres, dans le but de maintenir un mix énergétique basé sur les énergies fossiles constituent un autre obstacle au progrès.
  • L’affirmation par les partis opposés aux Verts que l’écologie n’est pas politique et ne devrait pas être associée à un parti constitue une autre tactique répandue destinée à délégitimer les partis Verts et leurs objectifs politiques.

En ce qui concerne les difficultés internes, celles pour lesquelles nous sommes nous-mêmes responsables :

  • L’une des faiblesses tôt apparues portant atteinte au développement des partis Verts et qui a affaibli les Verts mondiaux, est que dans certains pays, plutôt que de développer des partis forts et intégrés, capables d’organiser le monde des activistes désireux de soutenir les mouvements ou partis Verts, on a vu l ‘émergence de groupes sectaire souvent organisés autour d’un-e leader aux dépens de la démocratie participative. Le résultat a été, au moins dans un cas l’empêchement de l’émergence d’un parti vert dans ce pays.
  • L’affaiblissement de la capacité et de la continuité de Fédérations à certaines périodes a été préjudiciable à la force des Verts mondiaux. Un exemple en a été les tensions au sein de la Fédération des Verts d’Afrique entre 2005 et 2010 qui ont conduit au déplacement du second Congrès des Verts mondiaux, de Nairobi, où il était prévu, à Sao Paulo, au Brésil. Dans la même période, la Fédération des Amériques n’a pas participé aux Verts mondiaux de façon effective.
  • Le respect de la Charte des Verts mondiaux n’a pas été aussi strict que voulu. L’un des points les plus délicats à ce sujet est le soutien que certains partis Verts ont apporté à des interventions militaires en certaines circonstances sans complètement remplir les conditions de notre Charte. Un autre problème, qui a conduit à des tensions entre partis Verts, a été l’inclination de tel ou tel parti pour des pratiques « populistes » et la violation de principes relatifs aux droits humains (tels qu’adoptés par la Charte des Verts mondiaux) afin de gagner des voix ou de d’obtenir le maintien de son existence légale.
  • Il y a aussi eu des expériences d’«interventionnisme », dans des circonstances délicates, contre et au détriment de partis Verts locaux, particulièrement à l’occasion d’élections, sans connaissance suffisante de la réalité locale. Heureusement, nous pouvons dire que cette pratique a décliné au fil années, en partie grâce aux efforts des Verts mondiaux.
  • Nous devons aussi mentionner la participation disparate des partis Verts dans le travail des Verts mondiaux. Certains partis forts et bénéficiant d’une grande influence ne font qu’apparaître lors des Congrès et disparaissent dans les intervalles, laissant la responsabilité aux mains des fédérations, ou alors ils mènent leur propre politique internationale sans suffisamment d’implication de la part des Verts, globalement.

Les 15 prochaines années :

Au fur et à mesure que la responsabilité des Verts s’accroit, dans l’ensemble, nous devons réformer et renforcer la capacité de coordination des Verts mondiaux pour assumer de nouvelles responsabilités. Le besoin de renforcer et de consolider notre cohésion politique ainsi que notre capacité opérationnelle, en tant qu’organisation des Verts mondiaux, devient de plus en plus urgent.

Il est essentiel que l’implication et l’organisation commune des partis membres des Verts mondiaux s’intensifient et deviennent réguliers. Les Verts mondiaux sont et devraient être, avant tout, l’organisation de ses partis membres. Et cela ne doit pas être vrai uniquement lors de leurs Congrès tenus tous les cinq ans. Si c’était le cas, on condamnerait les Verts mondiaux à n’être une organisation bureaucratique, qu’une poignée de délégués des différentes Fédérations vertes, qui, par delà leur implication et leurs efforts, ne serait qu’une coquille vide dépourvue d’influence politique.

La vitalité et le rôle des Verts mondiaux dépendent grandement du renforcement de leurs partis membres et de leur coopération entre eux, globalement et régionalement, bilatéralement et multilatéralement. Des Verts mondiaux forts sont directement liés à l’intensité de la coopération entre les Verts élus à tous les niveaux, du local au national et au multinational, afin de partager leurs expériences et leurs projets, ainsi qu’à l’intensité de la coopération entre les partenaires Verts. Ils dépendent de la force des réseaux thématiques, des initiatives combinées entre les partis membres sous toutes les latitudes et de leur capacité à mener des campagnes communes. Des Verts mondiaux forts dépendent aussi de la capacité des principaux acteurs des partis Verts à établir des positions communes qui répondent aux événement globaux qui nécessitent une réponse directe des Verts mondiaux.

Même aujourd’hui, 15 ans après l’adoption de la Charte des Verts mondiaux, il n’y a pas de formulation qui donne plus d’inspiration pour stimuler notre marche commune vers le futur.

Alors, comme aujourd’hui, nous devons intensifier la coopération entre les Verts de la planète.

Alors, comme aujourd’hui, elle est le support du renforcement des partis Verts et des jeunes Verts.

Alors, comme aujourd’hui, il est essentiel que la conduite de nos partis et de nos membres soit cohérente avec nos principes et que nous agissions comme un modèle de démocratie participative dans notre propre organisation interne, à tous les niveaux.

Alors, comme aujourd’hui, il est essentiel que nous ne faisions pas que critiquer la corruption, mais que nous ayons comme priorité d’encourager et de soutenir les mouvements sociaux et les organisations de la société civile qui travaillent pour des gouvernements transparents et responsables, à tous les niveaux.

Alors, comme aujourd’hui, il est essentiel que nous nous soutenions les uns les autres « avec amitié, optimisme et bonne humeur, et sans oublier de nous faire plaisir dans ce processus ».

 

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